L'Organisation mondiale de la Santé a décidé de baisser le seuil recommandé pour le radon, une des causes principales de cancer du poumon après le tabagisme. Ce gaz radioactif est présent dans nos habitations d'une façon naturelle.
Le taux de radon dans l'air extérieur est souvent faible, néanmoins les teneurs sont plus importantes dans l'air intérieur comme dans les mines, les grottes, ou les usines de traitements des eaux.
Selon l'OMS, "de faibles concentrations comme celles que l'on retrouve dans les bâtiments normaux et auxquelles une grande partie de la population est exposée, entrainent aussi un risque pour la santé".
En effet, le radon pénètre dans nos habitations par des ouvertures comme les fissures dans le béton à la jonction du sol et des murs, des trous dans le plancher, des pores dans les murs en briques creuses, les puisards ou encore les égouts. Le taux de radon dans les bâtiments est très variable et il peut varier rapidement d'une pièce à l'autre, ou d'un moment à l'autre, en fonction de la circulation de l'air.
On le retrouve fréquemment dans les habitations peu ventilées, ou construites sur des sols à fort dégagement de radon comme des rez-de-chaussée, ou des caves.
Aux vues des études récentes, l'OMS recommande désormais un niveau de référence de 100 becquerels par mètre cube dans les locaux fermés contre 1000 becquerels jusqu'à présent. l'OMS rappelle que la proportion de cancers du poumon attribuables au radon atteint 3 à 14% de personnes selon les pays. A souligner que la plupart des cancers pulmonaires induits par le radon surviennent chez les fumeurs.
Source OMS

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