Actuellement l’hypnose est une pratique médicale courante. Elle est reconnue et enseignée dans un grand nombre d’universités de par le monde.
La technique hypnotique a traversé les âges et les cultures sous différents noms (magnétisme, somnambulisme, exorcisme…) en faisant appel à des méthodes d’induction toutes aussi variées qu’originales.
Plusieurs cultures ancestrales continuent à faire l’amalgame entre les pratiques de médecines traditionnelles et l’hypnose en tant qu’entité thérapeutique reconnue. Cette confusion s’étend même à une partie du milieu médical qui considère encore l’hypnose comme l’une des techniques des médecines dites parallèles.
L’utilisation de l’hypnose dans les milieux académiques a commencé dans les premières décennies du vingtième siècle, années charnières qui avaient permis sa reconnaissance comme une méthode scientifiquement reproductible.
Comment induire un état hypnotique ? (Induction)
Tout en se basant sur des techniques reconnues (fixation du regard sur un point, de l’attention sur le rythme respiratoire, sur une idée ou un souvenir agréable), chaque induction doit être personnalisée en fonction du patient, son histoire, ses symptômes et ses attentes.
Cette première phase peut durer quelques minutes. Elle vise à obtenir une dissociation entre les perceptions conscientes du monde extérieur et le fonctionnement intérieur du patient.
Ce dernier laisse sa vigilance s’atténuer et lâche prise (fermeture des paupières avec quelques frémissements transitoires, relâchement musculaire apprécié en particulier au niveau du visage, une respiration régulière, profonde et bien rythmée).
Ces signes indique qu’une transe hypnotique est en cours. C’est à ce moment que le thérapeute peut accompagner son patient en suggérant des consignes hypnotiques basés sur la nature de la plainte, l’histoire du patient et l’expérience propre du soignant en matière d’hypnose.

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