Selon la Société Médicale Suisse d’Hypnose (SMSH), l’hypnose se définit comme "une forme de communication au plan verbal et non verbal centrée sur le patient". Ce dernier est aidé à atteindre un état de transe de profondeur variable où l’être humain peut se vivre à un autre niveau de conscience. Un état non pas rationnel, analytique et influencé par la volonté, mais au contraire intuitif, plein de fantaisie et centré sur le sensoriel.
Cette forme de communication particulière approfondit la relation patient-médecin et il est ainsi possible de promouvoir de manière significative des capacités créatrices et le potentiel d’auto guérison du patient.
La pratique de l’hypnose, comme d’une autre activité thérapeutique (sophrologie, PNL…) permet de constater l’influence que peut exercer, dans de nombreuses situations, la dimension psychologique sur les symptômes physiques.
Cette interaction peut expliquer en particulier les effets thérapeutiques appartenant à la sphère de la suggestion, comme par exemple l’effet placebo ou les bienfaits que peuvent apporter la relation soignant-soigné.
L’hypnose s’inscrit ainsi dans le cadre d’une prise en charge globale, bio-psycho-sociale, qui s’intègre à la pratique médicale dans son ensemble. Elle repose en particulier sur une connaissance approfondie du patient, ainsi que sur les liens de confiance qu’il a pu tisser avec le praticien. En effet, des circonstances psychoaffectives, qui sont souvent extérieures à la plainte, motivent parfois une consultation et peuvent ainsi être mises à jour.
Avantages pour la pratique médicale quotidienne
L’utilisation de l’hypnose en pratique médicale quotidienne peut apporter un complément précieux, diagnostic et thérapeutique. A cela peut même s’ajouter une certaine dimension économique : le coût des investigations supplémentaires peut être substantiellement réduit dans la mesure ou cette approche vise, en premier, à atténuer les appréhensions du patient, l’une des sources de la multiplication des examens complémentaires.
Cette approche globale ajoute ainsi à la palette thérapeutique du médecin du premier recours un instrument incisif dont le maniement, avec certaine expérience, permet d’apporter une amélioration tangible dans des situations bien précises (voir « indications à l’hypnose médicale »).
La pratique de l’hypnose a ainsi fait ses preuves pour remédier à des symptômes de différente nature.
Elle ne saurait cependant se substituer aux examens et traitements médicaux adaptés à la pathologie du consultant.
Source: Chamaa T. Indications à l’Hypnose Clinique. Brochure d’information. 1994.

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